Juillet 2026
Avec Image de ville, Forme.s à rêver et Dadomino, nous avons mené un projet d’éducation artistique et culturelle sur l’architecture contemporaine remarquable de deux écoles réalisées en 1953 par Fernand Pouillon et René Egger. Portée par la Ville de Marseille, cette action a pris la forme d’ateliers pour les scolaires conçus par chaque structure. Ces ateliers ont précédé la remise de la plaque Architecture contemporaine remarquable par la DRAC.
La proposition de la Compagnie des rêves urbains : C’est dans la boîte ! Observer l’architecture de deux écoles Pouillon-Egger
Deux classes (CE1 et CE1-CE2) ont participé à des ateliers d’observation de l’architecture de leur école. Les deux écoles, Abbé de l’Epée (5e arrondissement) et Saint-André Condorcet (16e arrondissement) ont pour particularité d’avoir été créées par les mêmes architectes : Fernand Pouillon et René Egger. Construites la même année, elles ont de nombreux points communs. Il était donc intéressant pour les élèves de comparer les deux écoles. Les trois ateliers par classe ont eu lieu dans une même temporalité, afin que les élèves des deux écoles puissent dialoguer et se raconter leurs observations.
Les ateliers menés dans les classes :

Atelier 1 :
Lors du premier atelier, les élèves ont découvert le contexte historique de la construction de leur école, au début des années 1950 à travers une fiction sonore inspirée de la réalité. Ils ont manipulé une matériauthèque afin de se familiariser avec les matériaux de construction de l’école. Ils sont ensuite partis en observation dans la cour de récréation pour repérer les matériaux utilisés, prendre des mesures et observer le bâtiment. Leurs résultats ont soigneusement été notés, afin de pouvoir les transmettre à l’autre classe.
Atelier 2 :
Le deuxième atelier a été l’occasion pour les élèves de donner leur avis sur les différents espaces de l’école et d’en sélectionner certains à montrer à l’autre classe. Les élèves ont ainsi pris des photos d’endroits ou de détails qu’ils souhaitaient partager. Ils ont également préparé des questions à poser aux autres élèves. Le tout a été déposé dans une boîte qui a fait la navette entre les deux écoles.


Atelier 3 :
Au cours du dernier atelier, la boîte de l’autre classe est arrivée : les élèves ont regardé et commenté les photos et documents, se sont aperçus des points communs et des différences. Ils ont découvert les questions de l’autre classe et ont rédigé une lettre collective pour y répondre. La correspondance s’est ainsi lancée !
Une restitution des ateliers a été organisée dans chaque école afin de permettre aux élèves de montrer leurs productions et de découvrir celles des autres classes. Les projets portés par Image de ville, Forme.s à rêver et Dadomino ont été très complémentaires à notre proposition, dans leurs approches et leurs résultats.

Ce cycle d’ateliers a permis aux élèves de prendre en main des outils d’observation de l’architecture. Grâce à la comparaison, ils ont appréhendé le contexte de la rationalisation en architecture : il fallait construire vite, créer des modèles reproductibles, comme celui d’Egger et Pouillon. Mais, si les deux écoles suivent ce modèle, elles ont leurs particularités : la vie de ces deux bâtiments n’a pas été la même, il y a eu des travaux, de nouveaux espaces, des usages différents, des transformations dans le quartier… L’architecture remarquable d’un bâtiment se nourrit ainsi de ses évolutions et des personnes qui la vivent et la racontent !
Merci à la Ville de Marseille !
